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Réaction de Jean-Michel Ruiz suite à l'annonce des chiffres du chômage

 

Argenteuil, le 28 janvier 2014

 

 

Déclaration de Jean-Michel Ruiz, Secrétaire départemental du PCF95,

sur les chiffres du chômage de décembre

 

« Nous devons inverser la courbe du chômage d’ici un an » déclarait François Hollande en septembre 2012. Devant la hausse continue et inexorable des chiffres, il s’accordait un recul de quelques mois avant d’annoncer fièrement en novembre, suivi par les responsables Valdoisiens du PS, du MUP et du PRG : « l’inversion de la courbe du chômage est désormais amorcée. Pour ma part je déclarais au même moment : « On est dans une situation qui reste préoccupante et je ne crois pas qu'on soit, pour le moment, loin de là, dans l'inversion de la courbe du chômage ». L’actualité me donne, malheureusement, raison.

Les chiffres de décembre 2013 viennent de tomber : la France compte 3.3 millions de demandeurs d’emploi (près de 5 millions si on compte les personnes à « activité réduite ») et il a progressé de 5.7% en un an (de 0.3% en décembre). Notre département est particulièrement frappé avec une hausse de 0.7%. Si le nombre des moins de 25 ans au chômage a reculé sur le dernier trimestre c’est sous l’impulsion des maigres contrats d’avenir et la promotion d’un apprentissage à marche forcée et sous la coupe exclusive du patronat. Ce ne sont pas de telles mesures qui inverseront durablement la tendance actuelle.

Et quand on entend Michel Sapin affirmer que « l’économie doit prendre le relais de la création d’emplois », on comprend que pour les salariés, c’est la double peine assurée. En effet, l’austérité budgétaire, qui gouverne l’économie depuis six ans, tarit les sources de croissance, appauvrit les services publics et crée du chômage. Elles sont loin les soi-disant « contreparties » dues par le patronat pour les 30 milliards d’euros offerts au MEDEF avec le pseudo « pacte de responsabilité ».

Il est pourtant possible d’impulser pour une politique de relance de l’emploi. Mais il faut ouvrir un débat politique jusqu’ici refusé : celui de la conditionnalité des aides. Les fonds débloqués devraient être orientés uniquement vers les entreprises qui embauchent, augmentent les salaires, investissent dans la recherche, respectent l’égalité hommes-femmes et sanctionner celles qui pratiquent la course au profit et à la rémunération des actionnaires.

Axel Poniatowski montre du doigt les chômeurs, les pouvoirs publics restent insensibles à la détresse des salariés de Mory-Ducros à Gonesse, pourtant le vrai responsable de la crise n’est pas de ce côté-là…il s’appelle le coût du capital. Le meilleur moyen de s’en sortir passe par une revalorisation du travail. C’est cela une vraie politique de gauche, c’est pour cela que les Français ont sorti Sarkozy, alors maintenant, sans attendre, il faut enclencher un véritable changement de cap !

 

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