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JM Ruiz sur CIF-Keolis : « Leur combat est le notre »

Déclaration de Jean-Michel Ruiz, Secrétaire départemental du PCF95,

sur le conflit CIF-Keolis

Comme les responsables syndicaux l’avaient annoncé à leur direction, aucun bus ne sort du dépôt de Goussainville depuis dimanche 3 mai à minuit.

Le refus de la direction de négocier sur des propositions sérieuses est la seule raison de ce blocage. Cette société est pourtant dans une situation avantageuse avec une nette progression de la « rentabilité d’exploitation » ces dernières années. Cette bonne situation a profité en priorité aux actionnaires de CIF-Keolis qui voient leurs dividendes se maintenir au beau fixe.

Le marché des transports étant soumis aux lois de la concurrence, la direction a trouvé la « variable d’ajustement » lui permettant d’être compétitive: les salariés. La masse salariale est donc en baisse significative par rapport à 2014.

Rappelons que cette société bénéficie de nombreuses aides dont 1.6 million au titre du CICE. Comme nous le demandons régulièrement, l’Etat doit avoir des exigences par rapport à l’utilisation de ces aides. Ainsi le Préfet pourrait servir de médiateur dans ce conflit et obliger CIF-Keolis à privilégier les salariés par rapport aux actionnaires. Le coût du capital, là est le véritable problème de notre économie. De plus, il est évident qu’une véritable politique de relance de l’économie doit s’appuyer impérativement sur l’augmentation des salaires.

Nous regrettons que la direction, comme c’est une habitude dans ce type de conflit, essaie de monter les usagers contre les salariés. Pourtant la lutte des chauffeurs met au cœur les questions de sécurité et ils refusent de continuer à utiliser des véhicules défectueux (60 bus en panne /jour sur le groupe) car cela ne correspond pas à l’idée qu’ils se font du service qu’ils veulent rendre aux passagers.

Pour conclure, nous condamnons avec force la brutalité de l’intervention policière survenue hier dans les locaux du siège de la SNCF. Rien ne peut justifier une telle attitude dans le cadre d’un conflit social.

 

Leur lutte est donc la notre et le PCF soutient avec conviction leur combat.

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