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Décès de Bernard Calabuig : " Je pleure un camarade mais aussi un ami "

Déclaration de Jean-Michel Ruiz, Secrétaire départemental du PCF95,

suite au décès de Bernard Calabuig

 

Les communistes Valdoisiens sont tristes aujourd’hui car, avec la disparition de Bernard Calabuig ce matin, ils perdent un de leurs anciens dirigeants mais aussi un ami.

Beaucoup d’entre-nous ont connu Bernard à la Jeunesse Communiste puisqu’il en fût un dirigeant national de 1980 à 1993. Bernard nous quitte 25 ans jour pour jour après la libération de Nelson Mandela, un signe pour lui qui a mené avec talent et efficacité la bataille de la JC pour arriver à la chute de l’apartheid.

Sur notre département, il a été élu municipal à Garges de 1989 à 1995 puis à Bezons dont il fût aussi le Conseiller général de 2001 à 2008. J’ai eu la chance de collaborer à son activité de Conseiller général de 2005 à 2008. De la rencontre régulière avec les syndicats à celle avec les salariés en lutte, des contacts permanents avec les militants politiques ou associatifs, il ne s’est pas passé une séance sans une intervention percutante de sa part ou le dépôt d’une motion.

Au niveau national, membre du Conseil national depuis 1996 (il le quitte en 2010), il prend la direction du réseau école en 2003, année durant laquelle il rejoint l’exécutif national. La richesse du travail réalisé à cette responsabilité est impressionnant : sorti de deux livres, des centaines de débats organisés, des rencontres de toute la gauche sur le sujet…

Elu Secrétaire fédéral du PCF en 1996, Bernard le reste jusqu’en 2008. Il m’a souvent rappelé avec le sourire qu’il détenait le record de longévité à ce poste sur le Val d’Oise.

Durant son mandat, Bernard a permis de favoriser les expressions différentes dans notre Parti et de les retrouver à tous les échelons de la direction. J’ai eu la chance de lui succéder à ce poste après avoir travaillé de nombreuses années à ses côtés. J’ai beaucoup appris à son contact, partagé globalement les mêmes options que lui. Il est l’un des fondateurs de l’Association des communistes unitaires (ACU) dans laquelle il continuait à s’investir énormément.

Il était heureux lors de la Fête de l’Huma 2014 de venir présenter son dernier livre « Un itinéraire communiste » sur notre stand fédéral. J’aime la dédicace qui figure sur l’exemplaire en ma possession : « Quelques réflexions qui ne te surprendront pas. Et toujours la détermination à redonner du sens aux mots Révolution et Communisme, un puzzle que nous avons différemment l’un et l’autre commencé de construire ».

Je ne pouvais pas conclure sans parler de l’homme. Bernard était un gars bien, honnête et sincère. Il ne se passait pas quinze jours sans que nous nous téléphonions pour échanger sur la situation politique et le reste. Il était heureux à Aubagne avec Viviane et sa fille Elsa. Il parlait souvent de tous ses enfants qu’il adorait. Il y a deux jours il m’a appelé pour me dire adieu avec la même force et le courage que nous lui connaissions tous. Il m’a dit qu’il ne regrettait rien et qu’il avait vécu durant ces 57 ans tout ce qu’il pouvait espérer, qu’il avait eu une belle vie. Son esprit révolutionnaire avait fait de l’ouvrier maçon qu’il était un responsable politique d’envergure.

Adieu Bernard, nous te pleurons aujourd’hui mais nous sommes prêts à prolonger le combat que tu avais engagé sur le département.

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