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Déclaration de Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du Val d'Oise, suite à l'annonce des chiffres du chômage

 

Argenteuil, le 30 mai 2014

 

 

Déclaration de Jean-Michel Ruiz, Secrétaire départemental du PCF95,

sur les chiffres du chômage dans le Val d’Oise

 

Comme tous les mois, les chiffres sont tombés, froids, ignorants de la détresse vécue par des centaines de nouvelles familles frappées par ce fléau. Notre département compte 93170 chômeurs, plus 630 personnes soit une hausse de 0.7% en un mois !

Malgré ces chiffres accablants, le gouvernement espère toujours une inversion de la courbe du chômage au trimestre prochain. Une échéance repoussée tous les mois. Pourtant aucun organisme ne prévoit pourtant de véritable reprise de l'emploi en 2014 et, selon l'Unédic qui gère l'assurance chômage, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité devrait augmenter en 2014 en 2015.

Comment qualifier un gouvernement qui postule sur le fait que, grâce aux 30 milliards d'euros de baisses de cotisations sociales patronales accordées dans le cadre du « pacte de responsabilité » et du Crédit d'impôt compétitivité, les entreprises créeraient quelque 800 000 emplois supplémentaires d'ici à 2017 ? D’irresponsables ? En effet, cette façon de prétendre améliorer l'emploi en baissant le « coût du travail » est depuis longtemps un fiasco. 

Cette prétendue médication contre le chômage ne fait qu'accroître les profits disponibles, immédiatement absorbés par le « coût du capital » en dividendes, intérêts et placements financiers. Elle torpille le « modèle social français » en déresponsabilisant toujours plus les entreprises et en reportant sur le dos des salariés et de leurs familles le poids du financement des déficits. L'insuffisance de la demande et des qualifications que cela entraîne mine l'appareil productif et accélère les délocalisations.

Il faut rompre avec cette politique d’austérité qui conduit le pays dans le mur et la gauche à l'échec. Les résultats des élections européennes qui ont vu l’extrême-droite, pourtant fermement néo-libérale, surfer sur le mécontentement, devraient faire réagir l’ensemble de la gauche.

Pour cela, il est urgent de mobiliser l'argent des profits, des fonds publics et du crédit bancaire, jusqu'à la Banque centrale européenne, pour un nouvel essor des investissements matériels et de recherche conditionné par des objectifs chiffrés d'emplois et de formations correctement rémunérés, sous le contrôle des salariés et des populations.

 

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