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Rendez-vous vignettes départemental du 27 juin à Argenteuil, en présence d'Olivier Valentin, directeur de la fête de l'Humanité.

Intervention de Jean-Michel Ruiz

Tout d’abord permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue à ce premier « rendez-vous départemental de la vignettes ».

Je tenais en particulier à remercier le Directeur de la Fête de l’Huma, Olivier Valentin, qui, malgré un agenda très chargé, est présent aujourd’hui.

Je lui céderai assez rapidement la parole pour qu’il nous présente plus en détail cette édition de la Fête qui se tiendra à quelques mois d’échéances très importantes et au cœur d’une activité sociale très active.

Il y a un an, c’est avec beaucoup d’espoirs en l’avenir que les centaines de milliers de visiteurs parcouraient, joyeux et confiants, les allées de la Fête. Ce ne sera pas le cas cette année.

La déception, les doutes, parfois même la colère ont pris le pas sur la confiance. Comment pourrait-il en être autrement quand la récession touche tout le continent et que les politiques d’austérité, présentées comme des remèdes par les responsables de la crise, s’avèrent pires que les maux qu’elles prétendent guérir ? Seule l’exigence d’un changement de cap, suffisamment partagée par le monde du travail et de la création, peut ramener cet indispensable besoin d’espoir qui donne aux peuples la force de s’unir pour déplacer des montagnes.

Pas un espoir rêvé, inaccessible, éloigné des réalités. Non. Un espoir raisonné, tout entier fondé sur la conviction qu’en privilégiant l’humain, ici comme en Europe et dans le monde, ensemble, nous trouverons les chemins de sortie d’une crise qui puise son origine précisément dans la finance.

Tout naturellement, l’exigence d’un changement de cap à gauche sera le fil rouge qui parcourra toute la préparation et la tenue de la populaire Fête de l’Humanité. Radicalement opposé à celui pour lequel agissent le Medef et la droite qui font, jour après jour, une pression considérable pour démanteler les droits sociaux et rendent plus dure encore la vie de celles et ceux qui n’ont que leur travail, leurs pensions ou leurs indemnités pour vivre, tandis que les privilégiés de la fortune pavoisent.

Le retour au premier plan ces derniers jours de personnalités que j’ai du mal à qualifier de politiques, DSK, Cahuzac ou Tapie, donne une image pitoyable de la vie politique et cultive le « tous pourris ». Nous n'avons jamais adhéré à la politique du pire, jamais cru qu'une aggravation de la situation pourrait nous être mécaniquement bénéfique. Nous ne faisons pas le pari cynique de la crise. Ce serait irresponsable et erroné. Il suffît pour cela de regarder avec clairvoyance la situation et les résultats des dernières élections partielles.

Les échecs du gouvernement Hollande et la désaffection politique qui en découle nourrissent le renforcement d'une droite radicalisée et du Front national. La crise politique qui accompagne la crise économique et sociale fragilise les fondements même de la démocratie, comme on le voit dans plusieurs pays d'Europe. Il ne faut pas être naïf, la désaffection politique, le « tous pourris», la perte de légitimité des partis, des élus servent des intérêts radicalement opposés à l'implication citoyenne que nous ambitionnons. Il n'y a aucune ambiguïté à avoir à ce sujet. Notre problème n'est pas de cultiver le désaveu politique du gouvernement. Malheureusement, il s'en charge lui-même. Nous, nous devons construire, reconstruire l'espoir à gauche, et l'engagement politique et citoyen indispensable à l'application d'une politique capable de faire reculer les puissants intérêts du monde financier et capitaliste.

Le changement de cap qui peut rassembler toute la gauche, l’écologie et les progressistes s’avère du même coup le barrage le plus efficace pour endiguer la résistible ascension d’une extrême droite que de sordides calculs politiciens et les duretés de la vie dans la crise placent au centre de la vie publique.

Je ne peux à ce moment passer sous silence l’assassinat de Clément Méric et l’agression d’une femme voilée à Argenteuil, jeune femme enceinte qui a perdu son bébé sous les coups de ses bourreaux. Si les faits sont différents, le fond reste le même : ils sont tous les deux victimes de la violence barbare des extrémistes de droite Tous ceux qui banalisent les propos xénophobes doivent se sentir responsables de cette dérive. De plus, le fait de mettre sur un pied d’égalité extrême-droite et extrême gauche gomme une vérité tenace : seule l’extrême-droite s’attaque aux libertés républicaines en s’en prenant violement à ceux qui ont une idée politique contraire à eux mais aussi à ceux qui sont musulmans, juifs, femmes ou homosexuels. C’est contre cela que nous nous battons avec force et conviction. C’est aussi pour cela que nous disons qu’il s’agit de voir grand et large, de construire une grande Fête de l’Humanité en s’adressant à toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont chassé Nicolas Sarkozy il y a plus d’un an.

Ils partagent aujourd’hui la même question : comment donner un autre tour à une évolution qu’aucun d’entre eux n’a souhaitée ? La Fête de l’Humanité leur permettra, dans la diversité de leurs approches et sensibilités, de la poser en grand et de commencer, modestement, à y apporter des éléments de réponse : tel est l’ambition collective la plus élevée que nous puissions avoir pour cet original et unique rassemblement populaire que constitue la Fête, mise à la disposition de toutes celles et de tous ceux qui ne s’accommodent pas de la situation actuelle.

Les Assises de la refondation sociale et démocratique qui se sont tenues le 16 juin à Montreuil prouvent que leur nombre grandit. La présence de fortes délégations de la gauche du PS, d’EELV, du NPA au côté de l’ensemble des partenaires du Front de gauche, de syndicalistes, de responsables associatifs redonne un véritable espoir au peuple de gauche qui attend autre chose.

Construire ensemble est notre principale préoccupation, la Fête de l’Huma sera un tremplin supplémentaire dans ce travail.

Tout d’abord, nous proposerons un rendez-vous sur le stand fédéral à tous nos partenaires du Front de gauche, forces politiques et comités locaux.

Et surtout, les multiples débats sur la Fête vont montrer qu’il n’y a pas comme réponses possibles que celles des grands patrons ou des banquiers. C’est à dire tous ceux qui portent une responsabilité énorme dans les cinq millions de chômeurs que connaît notre pays, ainsi que les milliers de celles et ceux frappés par la pauvreté.

Sur l’Espace fédéral, trois débats sont déjà en construction : un sur la montée de l’extrême-droite en Europe, un sur les conséquences de la loi Hôpital Patient Santé Territoire, autant dire loi Bachelot, qui n’est absolument pas remise en cause par le gouvernement aujourd’hui et un, en collaboration avec l’ADECR sur la question du logement.

De plus, la Fête se tiendra quelques jours avant que le Parlement ne soit saisi à nouveau d’un projet de contre-réforme des retraites.

Sur ce point, les déclarations de François Hollande sur les retraites justifient toutes les inquiétudes. L'allongement de la durée de cotisation telle que demandée par le MEDEF est dans les tuyaux. François Hollande a lui-même confirmé que « puisqu'on vivait plus longtemps il fallait travailler plus longtemps », reprenant là un thème entendu lors de la bataille des retraites sous Sarkozy. Le risque d'un nouvel accord minoritaire type ANI qui acterait l'allongement de la durée de cotisation existe. Nous avons, lors d’un débat organisé par notre Fédération avec les organisations de jeunesse, JC, MJS, UNEF et UNL, partagé l’idée que la riposte devra être forte et collective. Aujourd’hui même, au niveau national, une quinzaine d’organisations de jeunesse (dont les 4 citées précédemment) ont lancé un appel commun intitulé « La retraite, une affaire de jeunes ». Je vous invite à le consulter sur le site du PCF95.

 

J’évoquais les élections de 2014 au début de mon intervention. Les questions européennes seront présentes dans plusieurs débats. En ce qui concerne les élections municipales, les débats sur la Fête permettront d’enrichir les projets de ville que nous construisons avec les citoyens. Plutôt que de nous limiter au débat stérile qui est de savoir si nous partirons avec ou sans le PS, nous mettrons en avant des projets qui rompent clairement avec les politiques d’austérité, en lien avec les préoccupations des habitants de nos villes.

Oui, nous pensons qu’il est inadmissible que 25 villes de notre département ne respectent pas la loi SRU sur le logement social ! Oui nous pensons que la laïcité n’est pas un mot lancé en l’air ! Oui nous pensons que des policiers municipaux armés de flash-ball mettent en danger les populations et qu’il est nécessaire d’exiger de l’Etat de vrais moyens pour la sécurité des habitants de nos villes ! Oui nous pensons que les parents d’élèves, les enseignants, les personnels d’animation doivent être associés à la réflexion sur les rythmes scolaires ou plus largement au travail sur le rythme de l’enfant ! Oui nous pensons que la haine raciale ou sociale n’a pas sa place dans la cité ! Oui nous pensons que la démocratie participative n’est pas uniquement un slogan de campagne ! Oui nous pensons que le rôle d’un élu n’est pas celui d’un notable mais que sa place est au côté des habitants quand une classe, un commissariat ou un hôpital est en danger !

Sur tous ces points, et bien d’autres encore, nous avons des propositions qui tranchent avec la réalité des villes aujourd’hui.

Un petit mot encore avant de passer la parole à Olivier. Vous le savez, notre journal, l’Humanité, traverse une passe difficile. Ce journal est indispensable à tous ceux qui veulent une autre société. Je vous appelle donc à répondre à l’appel à la souscription lancé par le journal et mieux encore à vous y abonner. Sachez que des initiatives nombreuses seront prises, en particulier par les « Amis de l’Huma » pour favoriser la découverte du journal par le plus grand nombre. Nous vous tiendrons au courant au fur et à mesure que nous aurons des éléments.

 

Voilà, chers amis, chers camarades, ces quelques mots qui tracent rapidement le contexte dans lequel se déroulera la Fête 2013. Pour la réussir, votre investissement est bien entendu déterminant que vous participez au montage, à la tenue des stands, que vous consacriez quelques heures à la tache éminemment politique de l’Accueil-sécurité et dès aujourd’hui en prenant votre vignette « bon de soutien », en la proposant à vos amis, voisins ou lors d’initiatives publiques. Il n’y a pas de temps à perdre ! Ensemble, nous ferons de cette édition 2013, une grande Fête ! 

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